~ Photoblogue ~
Une ambulation photographique pourrait se décomposer en trois temps (cette ambulation pourrait donc être une valse). Ici, des êtres, là, des lignes, ailleurs, un mouvement (de fuite, peut-être). Il faudrait toutefois envisager que lignes, êtres et mouvements se mêlent, car nous ne pourrions vivre ainsi séparés.
Lorsqu’un être photo-ambulerait à proximité de chez lui ce qui le frapperait d’abord plus que tout, ce serait la différence. Tout serait tellement loin de son ordinaire et de ses repères, ses regards ne seraient pas les mêmes, ni les rues.
Lorsqu’un photographe photo-ambulerait dans le lointain, curieusement, ses photographies évoqueraient un environnement quotidien, des lieux familiers.
Convergence d’espaces : que deviendraient les lignes ? Elles montreraient que la poésie se trouve là, précisément, dans la pauvreté d’une guirlande de linges agrippée à des baraques et elles montreraient que, dans leurs différences et leurs singularités, on retrouverait des êtres, des mouvements, qui nous ressembleraient.
Alors nous nous dirions qu’il serait peut-être là le voyage.
Manu&Léo


