Ambulations Photographiques

Revue de presse

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Les magazines photo

Mes photographies n’ont jamais retenu l’attention des magazines pour photographes amateurs avertis. Quelques clichés ont été publiés dans les rubriques « Vos photos, nos conseils » et s’y sont fait éreinter… Mes photographies graphiques manquaient d’action et celles réalisées à dessein avec des films sensibles à gros grains manquaient de netteté… Petit florilège des “conseils” qui donnent envie de revendre son matériel de prise de vue…

Réponses Photo n°111 (juin 2001) « Il y avait tout pour faire une bonne photo ! […] Hélas, trois fois hélas ! Pourquoi a-t-il déclenché sans réfléchir à une composition plus dynamique. Ici les enfants sont placés au centre de l’image, la fillette du milieu cache une autre qui arrive juste derrière elle. Il y a trop d’espace sur les côtés en haut et en bas… Résultat, ce groupe a l’air de flotter dans l’image. […] D’abord avec un objectif 50 mm il faut obligatoirement bouger ! Ici il fallait s’approcher et éliminer une partie du sol blanc. […] Ensuite et surtout, il faut organiser tous les éléments avant de se précipiter sur le déclencheur. […] Au besoin, vous pouvez essayer de diriger [les enfants], le langage des signes est universel. » [1]

Réponses Photo n°109 (avril 2001) « Mais face à ce spectacle extraordinaire […], je ne peux m’empêcher de trouver qu’il y a mieux à faire. En effet, il ne se passe rien : aucune barque n’est en mouvement, aucun personnage drapé dans un sari coloré ne vient remplir l’espace gauche du ponton. Tel quel, il ne reste qu’un timide jeu graphique que seul un recadrage peut valoriser… Il fallait attendre, varier les angles. Ne pas se contenter de ce clic-clac, c’est dans la boîte ! » [2]

Réponses Photo n°104 (novembre 2000) « Je dirais de cette photo qu’elle a les défauts de ses qualités. Le grain qui adoucit l’ensemble et qui convient bien au propos [de l’auteur], joue en sa défaveur. La composition manque cruellement de netteté et en choisissant un film très sensible 3200 ISO, [l’auteur] marque contre son camp. Il en résulte une image floue sans aucun point d’accroche. Autre problème, l’éclairage. Ici, la lumière aplatit au lieu de donner du volume. […] La rose, qui est le point d’accroche de l’image, aurait mérité un coup de lumière focalisée afin de la faire ressortir de l’ensemble. Et finalement on peut se poser la question de l’utilité d’un film 3200 pour ce genre d’image réalisée en studio. » [3]

Notes

[1] Hugues Sylvie, “Toujours réfléchir avant d’agir…”, Réponses photo n°111, juin 2001, p. 48.

[2] Hugues Sylvie, “Il faut savoir attendre…”, Réponses photo n°109, avril 2001, p. 64.

[3] Hugues Sylvie, “Une épine dans la main”, Réponses photo n°104, novembre 2000, p. 76.

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